À l’occasion de la sortie de son livre autobiographique, le rappeur Lacrim est revenu sans filtre sur les tensions qui ont marqué sa carrière. Au micro, l’interprète de Corleone s’explique sur sa relation avec Sofiane (Fianso) et raconte les coulisses impressionnantes de sa coupure brutale avec le producteur Kore.
Des histoires de rue et de musique racontées à cœur ouvert. Dans son ouvrage autobiographique et lors de récentes déclarations, Lacrim a fait le choix de lever le voile sur deux amitiés majeures de sa carrière, entachées par des embrouilles médiatisées : Fianso et Kore.
Sofiane (Fianso) : une amitié sincère née avant la musique
Concernant Fianso, Lacrim tient d’emblée à désamorcer l’idée d’une rivalité artistique :
« Fianso, on n’a jamais été proches artistiquement dans la musique. Mais c’est un ami sincère. On s’est connu avant la musique. À mes débuts, il m’a beaucoup aidé… Aujourd’hui je le raconte dans le livre et je le nomme car je le considère vraiment. »
L’altercation tendue avec Kore au studio
Le rappeur s’est ensuite étendu sur son conflit avec Kore, le producteur incontournable qui a produit son projet emblématique Corleone. Après un désaccord au sujet d’un artiste, la séparation entre les deux hommes s’est avérée particulièrement brutale :
« Kore c’est pareil, on s’est pris la tête. C’est lui qui a fait Corleone et qui m’a rendu possible… Donc un jour il vient au studio et il me ramène des mecs sur des désaccords… Il me ramène des mecs sérieux qui ont fait des choses. Et donc je suis tout seul. »
Alors que les hommes envoyés lui imposent un coup de pression pour régler le différend (« Personne va sortir d’ici tant qu’on règle pas l’histoire »), Lacrim fait jouer son sang-froid et sa connaissance des codes de la rue. En 20 minutes d’explications, il parvient à désamorcer la tension et à convaincre ses interlocuteurs qu’il était dans son bon droit.
La réconciliation et le business retrouvé
Malgré la violence de cet épisode, le temps a fait son œuvre entre les deux monstres sacrés du hip-hop français. Lacrim conclut en réaffirmant le lien fraternel qui les unit aujourd’hui : « Kore c’est mon frère, ça fait des années qu’on se reparle, et qu’on fait du business ensemble. »
