Revers judiciaire pour le rappeur américain RBX. Un tribunal des États-Unis vient d’écarter la plainte amendée de l’artiste contre le géant du streaming Spotify. Le musicien accusait la plateforme de favoriser les grandes vedettes de l’industrie musicale telles que Drake au détriment des créateurs indépendants par le biais de streams artificiels générés par des bots.
Une décision de justice qui souligne la complexité des batailles légales au cœur de l’industrie du streaming. Déjà débouté lors d’une première procédure au cours de l’année 2025, l’artiste vétéran n’est pas parvenu à convaincre la magistrante américaine du bien-fondé de ses poursuites.
Des accusations de favoritisme et d’inégalité de traitement rejetées
Dans sa requête révisée, le rappeur soutenait que la plateforme appliquait des contrôles anti-fraude particulièrement rigides envers les petits artistes indépendants tout en fermant les yeux sur les statistiques gonflées des superstars du catalogue. La juge Staton a toutefois estimé que le plaignant ne fournissait aucune preuve réglementaire tangible démontrant l’existence d’un tel double standard dans la gestion des données d’écoute.
Les limites de la responsabilité des plateformes face au faux streaming
La magistrature a également rappelé que la plateforme de musique en ligne ne possédait pas le rôle juridique de protecteur des carrières d’artistes face aux manipulations par des tiers. Alors que la falsification d’écoutes reste un sujet de tension majeur pour la répartition des revenus artistiques, cette décision illustre les difficultés des acteurs indépendants à prouver un préjudice financier direct face aux géants du secteur.
