Dans un entretien accordé au magazine Rolling Stone, l’autrice-compositrice-interprète australienne Courtney Barnett revient sur la genèse inattendue de son troisième album solo, Things Take Time, Take Time. Conçu en grande partie durant les périodes de confinement à Melbourne, ce disque marque un tournant artistique majeur pour l’artiste de 33 ans, qui délaisse les saturations rock de ses débuts au profit d’une formule musicale plus épurée et profondément personnelle.
Un retour discographique marqué par la sobriété et l’introspection pour l’une des figures majeures de la scène indépendante internationale. Alors qu’elle anticipait une année 2020 placée sous le signe de l’activité scénique et de l’écriture intensive, la musicienne s’est retrouvée confinée dans un appartement lumineux, transformant cette parenthèse silencieuse en un terrain d’inspiration fertile.
Un processus créatif dicté par le calme et l’utilisation de boîtes à rythmes
Porté par des thématiques de résilience et de quête de gratitude au cœur des moments de tristesse, le disque s’affranchit des arrangements lourds habituels de la chanteuse. Grâce à une collaboration étroite avec la batteuse Stella Mozgawa, l’utilisation d’une boîte à rythmes vintage a permis de façonner des ambiances lo-fi proches de la musique de chambre, donnant naissance à des morceaux marquants comme Write a List of Things to Look Forward To ou Turning Green.
Le retour sur scène et l’apprentissage de la résilience
Ce projet s’accompagne d’une volonté affirmée de reprendre le chemin des concerts à travers la Nouvelle-Zélande et l’Amérique du Nord pour faire vivre ces nouvelles compositions sur scène. Résumant son état d’esprit à travers l’image des fleurs poussant au milieu des mauvaises herbes, l’artiste retient de cette période difficile une leçon essentielle sur la capacité à dénicher la beauté dans les endroits les plus inattendus.
