Le budget des ménages français connaît de nouvelles évolutions depuis le 1er novembre. Alors que le prix repère du gaz augmente de 6,6 %, le gouvernement a parallèlement organisé la libération de stocks stratégiques de gazole pour faire baisser les prix à la pompe.
Le gaz augmente encore
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a fixé le prix repère moyen du gaz à 194,90 euros TTC par mégawattheure en novembre, contre 182,88 euros en octobre. Cette progression représente une hausse moyenne de 6,6 %. Pour les consommateurs dont le contrat est indexé sur ce prix repère, l’impact est estimé à environ 12 euros supplémentaires sur la facture de novembre. Les ménages ayant souscrit une offre à prix fixe ne sont pas directement concernés par cette évolution.

Le gouvernement mise sur les réserves de gazole
À l’inverse, l’exécutif a décidé de libérer 10 millions de barils de gazole issus des stocks stratégiques. L’objectif annoncé est de réduire les prix à la pompe, avec une baisse pouvant atteindre 18 centimes par litre selon les stations et le renouvellement de leurs cuves. Le dispositif prévoit également un soutien financier aux petites stations-service indépendantes situées notamment en zone rurale et dans les territoires ultramarins. Il serait donc inexact d’affirmer que l’État a abandonné ces établissements.
Un soulagement qui reste partiel
Ces évolutions montrent les difficultés à protéger le pouvoir d’achat face aux fluctuations des marchés énergétiques. Pour les ménages chauffés au gaz, la hausse est immédiate sur les contrats indexés, tandis que les automobilistes peuvent bénéficier progressivement de la baisse du gazole.
