Le procès du meurtre et du viol de Loana, 10 ans, s’est ouvert lundi devant la cour d’assises des Ardennes. Dès le premier jour, l’accusé a reconnu les faits, après les avoir partiellement contestés pendant près de trois ans.
L’audience était particulièrement attendue à Charleville-Mézières. Jean-Baptiste M., 60 ans, comparaît pour le viol et le meurtre de Loana, retrouvée morte dans la cave d’un immeuble de Sedan en octobre 2023.
À la question de la présidente de la cour lui demandant s’il reconnaissait les faits, l’accusé a simplement répondu « oui ». Une reconnaissance qui marque un changement important dans sa position judiciaire. Jusqu’ici, il avait notamment évoqué une chute accidentelle pour expliquer la mort de l’enfant.
Une version mise à mal par les constatations
Le 17 octobre 2023, la mère de Loana avait signalé sa disparition après que sa fille n’était pas rentrée du collège comme prévu. Son corps avait été retrouvé le lendemain dans la cave d’un immeuble du centre-ville de Sedan.
Selon les éléments présentés à l’audience, l’examen médico-légal avait établi que l’enfant avait reçu plusieurs coups très violents à la tête, rendant incompatible la première version avancée par l’accusé avec les blessures constatées. Des éléments faisant état de violences sexuelles ont également été évoqués devant la cour.
Jean-Baptiste M. est détenu depuis octobre 2023. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité, selon les éléments rapportés à l’ouverture du procès.
La cour d’assises doit désormais examiner l’ensemble des faits, les circonstances du crime et la responsabilité pénale de l’accusé.
Pour la famille de Loana, ce procès constitue surtout un moment attendu depuis près de trois ans. La reconnaissance annoncée dès la première journée ne signifie pas pour autant que le procès est joué : la cour devra encore entendre les différentes parties et se prononcer au terme des débats.
