Et si aller au cinéma devenait enfin plus simple pour les personnes en situation de handicap ? Emmanuel Macron a annoncé ce vendredi 4 septembre, lors de la Conférence nationale du handicap organisée à Bobigny, une accélération de l’accessibilité des salles françaises. Le gouvernement veut notamment permettre une augmentation du nombre de séances accessibles dès 2027, partout en France.
L’objectif est concret : éviter que l’accessibilité reste limitée à quelques créneaux peu pratiques. « Personne ne doit être forcé d’aller voir un film le mardi matin à 8h30 » simplement parce qu’il s’agit de l’unique séance sous-titrée et audiodécrite de la semaine, a lancé le chef de l’État.
Derrière cette annonce, il y a une réalité encore bien présente : avoir un film accessible ne signifie pas forcément pouvoir le voir facilement en salle. Le Centre national du cinéma (CNC) travaille déjà avec les associations et les exploitants pour améliorer cette situation. Un plan national d’accessibilité des salles est prévu pour la période 2026-2029, avec notamment davantage de séances accessibles et une meilleure information du public.
Sous-titrage, audiodescription : de quoi parle-t-on ?
Pour les personnes sourdes ou malentendantes, l’accessibilité passe notamment par le sous-titrage spécifique. Pour les personnes aveugles ou malvoyantes, l’audiodescription permet de décrire les éléments visuels essentiels du film. Le CNC accompagne depuis plusieurs années la production de ces versions adaptées.
La nouveauté annoncée n’est donc pas de rendre les films accessibles à partir de zéro, mais de faire en sorte que ces versions soient réellement disponibles au public, dans davantage de salles et à des horaires plus intéressants.
La mesure devra maintenant se traduire concrètement sur le terrain. Car pour les spectateurs concernés, l’enjeu est simple : pouvoir choisir un film, une séance et une heure comme tout le monde.
