Et si la meilleure guerre du multivers n’était finalement pas chez Marvel, mais sur Apple TV+ ? Avec sa deuxième saison, Dark Matter change d’échelle. Après avoir utilisé les réalités parallèles pour raconter l’histoire intime de Jason Dessen, la série commence à montrer ce qui pourrait arriver lorsque ces univers deviennent une ressource exploitable.
Et c’est précisément là que Leighton Vance, interprété par Dayo Okeniyi, devient particulièrement inquiétant.
Le multivers, de la théorie à la menace
Dans la première saison, Jason Dessen, professeur de physique incarné par Joel Edgerton, était kidnappé et propulsé dans une autre réalité. Il découvrait alors qu’une autre version de lui-même avait participé à la création d’une mystérieuse boîte permettant de traverser les univers.
La saison 2 reprend cette idée, mais la pousse beaucoup plus loin. Jason n’est désormais plus le seul personnage à comprendre le potentiel de cette technologie. Amanda et Ryan poursuivent eux aussi leur recherche d’un nouveau foyer à travers les réalités, tandis que Leighton développe sa propre vision du multivers.
Et cette vision est beaucoup moins désintéressée qu’elle n’en a l’air.
Quand les univers parallèles deviennent un business
Leighton ne veut pas seulement voyager entre les mondes. Il voit dans les réalités alternatives une gigantesque opportunité.
Le principe est vertigineux : pourquoi chercher pendant des années une technologie ou un remède dans son propre univers lorsqu’il suffit peut-être d’aller le récupérer dans une autre réalité ?
C’est cette idée qui transforme progressivement Dark Matter. Les variantes d’un même individu ne sont plus seulement des curiosités scientifiques. Elles peuvent devenir des partenaires, des concurrents ou des menaces.
Dans le deuxième épisode, intitulé Un monde parfait, Apple confirme déjà que Leighton poursuit son objectif de créer sa propre vision d’un monde idéal.
Une menace qui rappelle les ambitions de Marvel
C’est ici que la comparaison avec Marvel devient intéressante.
Le MCU avait promis, avec sa saga du Multivers, un affrontement potentiellement gigantesque entre différentes versions des mêmes personnages et des réalités concurrentes. Mais cette trajectoire a été profondément bouleversée, notamment après l’abandon de Kang comme grand antagoniste central.
Dark Matter, elle, ne cherche pas à organiser un gigantesque crossover de super-héros. Elle pose une question beaucoup plus concrète : que se passerait-il si des individus pouvaient réellement exploiter les autres univers ?
La réponse commence à faire peur.
La saison 2 transforme ainsi le multivers en territoire économique, scientifique et politique. Chaque décision peut créer une nouvelle version d’un personnage, et chaque réalité peut potentiellement contenir quelque chose que les autres convoitent
La saison 2 voit beaucoup plus grand
Cette nouvelle direction permet surtout à Dark Matter de dépasser le simple thriller familial de ses débuts. La série conserve son obsession pour les choix personnels et les vies que nous aurions pu mener, mais elle commence désormais à réfléchir aux conséquences collectives d’un monde où les possibilités sont infinies.
Et Leighton Vance pourrait bien être celui qui comprend le mieux cette nouvelle réalité.Apple TV+ diffuse actuellement la saison 2 à raison d’un épisode par semaine. Dix épisodes sont prévus, avec un final programmé le 30 octobre 2026.
Où voir Dark Matter ?
Les deux saisons sont disponibles sur Apple TV+, avec de nouveaux épisodes de la saison 2 chaque vendredi.
