Mis en examen et placé sous contrôle judiciaire au printemps 2026, le chanteur Gims est au cœur d’une vaste enquête sur un réseau international présumé de blanchiment d’argent. Les enquêteurs s’intéressent notamment au projet immobilier Sunset Village près de Marrakech et à près de 8 millions d’euros de flux financiers suspects.
Le rappeur et chanteur Gims fait face à une tempête judiciaire d’une ampleur inédite. Mis en examen au printemps 2026 et placé sous contrôle judiciaire, l’artiste est soupçonné d’être impliqué dans un réseau international qualifié de « quasi-industriel » par les enquêteurs.
Un réseau financier de plus d’un milliard d’euros
Selon les éléments de l’instruction, cette organisation aurait permis de blanchir plus d’un milliard d’euros depuis 2014. Le système s’appuyait sur un montage complexe réunissant plus de 2 000 sociétés écrans, l’émission de fausses factures et la conversion de fonds illicites en espèces.
Au cœur des investigations menées par la justice française figure le programme immobilier Sunset Village, un complexe de luxe situé près de Marrakech dont Gims assurait la promotion. Les magistrats soupçonnent que des fonds d’origine criminelle aient servi à financer ces investissements immobiliers à l’étranger.
Des flux suspects de 8 millions d’euros
D’après les révélations du journal Le Monde, les enquêteurs auraient identifié environ 8 millions d’euros de mouvements financiers suspects entre des structures liées à la star et des entreprises du réseau. Une perquisition aurait également permis de découvrir un document comptable comportant une rubrique au nom de l’artiste.
La défense de l’artiste et la présomption d’innocence
Face à ces accusations, Gims conteste fermement toute irrégularité. Concernant le projet immobilier au Maroc, le chanteur affirme être intervenu uniquement dans le cadre d’un contrat d’image strict, sans avoir connaissance des activités illégales du réseau.
Toujours présumé innocent à ce stade, l’artiste attend les conclusions des investigations, qui cherchent à déterminer si ces mouvements de fonds relèvent de prestations légales ou d’un mécanisme de dissimulation financière.
