La deuxième journée nationale de mobilisation contre la vie chère s’est achevée sur un bilan moins lourd que celui du 17 octobre. Mais derrière cette accalmie relative, les tensions persistent. Le ministère de l’Intérieur a recensé 1 314 interpellations, 53 membres des forces de l’ordre blessés et 24 commerces pillés lors des manifestations du samedi 24 octobre.
Un dispositif massif pour limiter les débordements
Selon le bilan provisoire publié dimanche par Beauvau, 289 actions de voie publique ont rassemblé 410 000 personnes, contre 550 000 lors de la précédente journée, d’après les chiffres du ministère. La CGT revendique, pour sa part, 800 000 participants. Pour prévenir une répétition des violences de la semaine précédente, 70 000 policiers et gendarmes avaient été mobilisés sur le territoire.

Le dispositif a permis, selon le ministère, d’entraver plusieurs tentatives d’attaques contre les personnes et les biens. Les chiffres témoignent d’une baisse importante des dégâts recensés : les secours sont intervenus à 75 reprises pour des incendies, contre 2 025 interventions le 17 octobre. Le nombre de commerces pillés est passé de 1 522 à 24, selon les données communiquées par les autorités. Ces bilans restent toutefois ceux du ministère et ne constituent pas un décompte exhaustif de toutes les conséquences de la mobilisation.
Des violences dans plusieurs villes
La journée n’a pas été exempte d’affrontements. À Paris, des gaz lacrymogènes et un canon à eau ont été utilisés en fin de manifestation. Des incidents ont également été signalés à Lyon, Marseille, Nantes, Grenoble et dans d’autres villes. À Toulouse, un homme de 20 ans a été grièvement blessé à la main. Les circonstances précises de cette blessure doivent être distinguées des bilans nationaux portant sur les forces de l’ordre.
La contestation ne s’arrête pas là

Malgré le recul des violences recensées, la mobilisation sociale se poursuit. Les organisations syndicales et citoyennes dénoncent le coût de la vie, réclament des mesures sur les salaires et défendent les services publics. De nouvelles actions sont annoncées, notamment le 31 octobre et le 5 novembre. Le gouvernement devra donc maintenir l’ordre tout en répondant à des revendications qui dépassent largement les seuls incidents survenus en marge des cortèges.
