L’avenir de la jeunesse française inspire moins de confiance qu’ailleurs. L’édition 2026 de l’Ipsos Education Monitor, menée dans 31 pays entre le 19 juin et le 3 juillet, révèle une forte inquiétude internationale concernant les perspectives offertes aux nouvelles générations. La France figure particulièrement bas sur plusieurs indicateurs liés à l’avenir des jeunes.
Un pessimisme particulièrement marqué en France
Selon l’analyse publiée par Le Temps à partir de l’étude Ipsos, la France arrive au dernier rang des 31 pays étudiés concernant la confiance dans le fait que les jeunes auront un bel avenir et qu’ils vivront mieux que leurs parents. Seuls 19 % des Français interrogés pensent que les jeunes vivront mieux que la génération précédente.
Ce pessimisme s’inscrit dans un contexte où les jeunes sont confrontés à plusieurs préoccupations : santé mentale, coût de la vie, logement, emploi et incertitudes économiques.
Le logement et l’emploi au cœur des inquiétudes
L’étude Ipsos montre que la santé mentale constitue, dans les 31 pays étudiés, le principal problème cité concernant la jeunesse. La pauvreté, l’économie et le logement figurent également parmi les préoccupations majeures.
La question du logement prend une dimension particulière pour les jeunes Français qui souhaitent étudier ou travailler dans les grandes agglomérations. Le coût des loyers peut compliquer l’accès à l’autonomie et prolonger la dépendance familiale.
À cela s’ajoute une interrogation sur la capacité à obtenir un emploi suffisamment rémunérateur pour construire son avenir.
L’éducation reste perçue comme une voie de réussite
Malgré ces inquiétudes, l’enseignement supérieur conserve une place importante. Dans la quasi-totalité des pays étudiés, les personnes interrogées sont davantage susceptibles de recommander aux jeunes de poursuivre leurs études avant d’entrer dans la vie active.
Mais cette confiance dans l’éducation cohabite avec des interrogations sur son efficacité économique et son coût.
Le pessimisme français ne signifie donc pas que les jeunes seraient condamnés à un avenir moins favorable. Il traduit surtout une inquiétude collective face aux conditions dans lesquelles ils devront construire leur autonomie.
Entre logement difficilement accessible, incertitudes économiques et pression scolaire, la question dépasse désormais la seule jeunesse : elle concerne la capacité d’une génération entière à se projeter dans l’avenir.
